Ancienne Eglise Saint-Jacques

XIIe siècle

Au XIe siècle, c’est un ancien prieuré bénédictin relevant de Saint-Jouin-de-Marnes, en Poitou. L’église St-Jacques a été construite au XIIe siècle. Elle fut un relais pour les pèlerins se rendant à pied à Saint-Jacques-de-Compostelle.

La nef subsistante date de la fin du XIIe siècle et la charpente du milieu du XVIe (1583). C’est dans cette église que les Clissonnais rédigèrent leur cahier de doléances en 1789.

Propriétaire de la chapelle St-Jacques depuis 1967, la ville de Clisson œuvre désormais à sa conservation, ainsi qu’à son animation (espace culturel avec une programmation annuelle). C’est à proximité également qu’a été aménagé un jardin médiéval.

  • Placée sous le vocable de Saint-Jacques Le Majeur, cette église est régulièrement fréquentée par les pèlerins ou jacquets se rendant à St-Jacques-de-Compostelle.

  • Ce pèlerinage prend de l’ampleur dès le XIe siècle, avec la reconquête par les chrétiens sur les musulmans, de la Péninsule Ibérique.

  • Clisson se trouve, dès cette époque sur l’itinéraire Nantes-Parthenay et l’église Saint-Jacques est un relais pour les pèlerins. On peut remarquer sur une des parois de l’église une petite sculpture représentant une clé avec, dans son anneau, une croix de Malte. Cela indique qu’il s’agissait d’un prieuré pouvant accueillir des pèlerins se rendant à St-Jacques-de-Compostelle.

  • L’église romane St-Jacques date de la fin du XIIe siècle. Elle ne présente actuellement que sa nef. Son abside, transept et clocher ont été détruits au XIXe siècle.

  • L’édifice est aujourd’hui un bâtiment à peu près rectangulaire orienté de l’Ouest à Est. Il est soutenu par cinq contreforts glacis.

  • La façade regardant vers l’Ouest est percée d’une porte en arc brisé, inscrite en retrait, dans un arc de plus grande portée et au-dessus d’une étroite fenêtre ébrasée.

  • L’extrémité de la nef présente une grande ouverture en arc brisé, ancien arc triomphal  qui donnait accès au carré du transept.

  • A l’origine, cette église romane, entourée de son cimetière, était assez grande et consistait en une nef, deux bras de transept, le tout couvert de simples lambris, une abside voûtée et un clocher cubique, couvert en tuiles et renfermant trois cloches.

  • L’édifice contenait deux chapelles, une de chaque côté de l’arc triomphal. La sacristie était derrière le chevet.

  • La charpente, assez curieuse, porte aujourd’hui quelques grossiers ornements et se fait remarquer par des entraits qui semblent sortir des gueules de crocodiles sculptées à chacune de leurs extrémités. Sur l’un des entraits est taillé, dans le bois, la date de 1583, année au cours de laquelle la charpente a été posée, en remplacement d’une plus ancienne.

  • Dans la nef se trouvait l’autel de la confrérie des Agonisants. Son retable était orné d’un tableau représentant un malade gisant sur son lit, près de lui sa femme. A sa gauche, un diable avec sa fourche, mais tenu en respect par Saint-Michel, armé d’une lance, à sa droite un prêtre l’exhortant à bien mourir. Il fallait donner un écu pour entrer dans la confrérie des Agonisants.

  • Au moment de l’agonie d’un confrère, la cloche tintait à St-Jacques : chacun quittait aussitôt son travail et se mettait en prière pour le malheureux souffrant. Quant un confrère était décédé, l’un de ses compagnons, vêtu d’une dalmatique noire, ornée de têtes et d’os de mort agitant deux clochettes, allait dans tous les carrefours, annoncer à haute voix la mort et l’heure de l’enterrement du défunt.

  • L‘église St-Jacques devint paroissiale au XVe siècle. La paroisse St-Jacques n’était pas très grande et s’arrêtait à la porte principale de la cité close de Clisson (Porte St-Jacques).

  • Le 29 mars 1789, le Tiers Etat des paroisses de Notre-Dame, la Trinité, St-Jacques et St-Gilles se réunirent dans l’église St-Jacques pour y rédiger leurs cahiers de doléances.

  • Sous la période révolutionnaire, cette église ne fut pas incendiée. En 1792, elle fut transformée en temple décadaire, où l’on proclamait des lois et célébrait des mariages. Les statues de saints furent remplacés par deux déesses peintes sur des planches de bois, l’une tenant une balance et l’autre le livre de la Loi. 

  • Désaffectée à la fin du XVIIIe siècle, l’ancienne église a longtemps servi de dépôt à des chiffonniers.

  • Elle est inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1941.

  • Propriétaire de l’ancienne église St-Jacques depuis 1967, la ville de Clisson œuvre désormais à sa conservation, ainsi qu’à son animation. C’est un espace culturel, avec une programmation annuelle.

  • En 2004, sur le côté Sud du bâtiment un jardin médiéval a été aménagé.

Fiche réalisée en partenariat avec l'association "Clisson Histoire et Patrimoine"

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