FESTIVAL DES 3 CONTINENTS

20h30 • Cinéma Le Connétable

 

Séances décentralisées de quelques films du festival venus des continents asiatiques ou africains ou d’Amérique Latine.

 

connetable@cinema-clisson.fr

 

 

20h30 • Cinéma Le Connétable

Séances décentralisées de quelques films du festival venus des continents asiatiques ou africains ou d’Amérique Latine.

connetable@cinema-clisson.fr

Autour d’une Sélection officielle de films récents, la manifestation propose cette année un hommage au célèbre cinéaste Japonais Hirokazu Kore-eda (Une affaire de famille, Palme d’or en 2018) dont l’oeuvre documentaire reste mal connue ; une traversée du cinéma indien des années 70 et 80 ; pour la première fois au monde une présentation intégrale de l’oeuvre de Mike De Leon, figure essentielle du cinéma philippin ; une plongée dans l’oeuvre marginale et prolifique de l’Argentin Raúl Perrone ; et un programme autour des histoires de famille.

Le festival, bénéficiant d’un rayonnement international, a révélé de nombreuseux oeuvres et cinéastes avant qu’ils ne connaissent une consécration mondiale, comme Souleymane Cissé, Abbas Kiarostami, Pablo Trapero, Wong Kar-Wai, Hou Hsiao-Hsien, Hirokazu Kore-eda, Jia Zhang-Ke, Wang Bing, Ryûsuke Hamaguchi, entre autres. Remis par un jury international, les grands prix du festival – la Montgolfière d’or et la Montgolfière d’argent – sont une référence à Jules Verne, écrivain nantais visionnaire, et à son tour du monde.


AU PROGRAMME
. Sélection officielle
La Sélection officielle, composée d’une Compétition internationale et de Séances spéciales, rassemble des longs métrages récents (fictions et documentaires) pour la plupart inédits en France.

. Hirokazu Kore-eda, un pays au coeur
La découverte du cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda en France remonte au milieu des années 90. Maborosi (1995) et puis After Life (1998), montrés à l’époque au Festival des 3 Continents, le second récompensé par une Montgolfière d’or, établissent la renommée du cinéaste. Peu après, Distance (2001) et Nobody Knows (2004) sont sélectionnés en compétition à Cannes. Au fil des sorties, le public français tisse un lien de fidélité avec ce cinéaste dont les films dressent un portrait nuancé de la société japonaise. Le lien se renforce encore avec l’accueil d’Une affaire de famille (2018), Palme d’or à Cannes en 2018. À la veille de la sortie de Broker (7 décembre 2022), nous aurons surtout le plaisir de découvrir une part mal connue, voire inédite, de son oeuvre documentaire. En sa présence (sous réserve).


. Un automne indien
Nous saisissons l’opportunité de l’automne, la plus douce des saisons indiennes, pour revisiter le cinéma de l’Inde des années 1970-1980 à travers des films peu vus, inconnus ou oubliés. Quinze films qui permettront de mesurer la diversité des esthétiques d’un cinéma trop souvent réduit à la perspective bollywoodienne. Parlant Hindi, Malayalam, Urdu, Bengali, Tamoul, Gujarati, les films de ce programme disent l’immensité d’un pays dont le cinéma est pluriel. Oui, on chante et on danse parfois dans ces films, les sentiments amoureux y ont leur place, mais on vibre surtout du profond désir de cinéma qui les habite.


. Mike De Leon, une vie de cinéma
Ceux qui ont récemment accompagné la redécouverte en salle de l’oeuvre de Lino Brocka, le plus grand nom du cinéma philippin, auront peut-être le souvenir d’avoir vu au générique de Manille (1975) celui de Mike De Leon. Fait assez rare pour être signalé, il en était à la fois le producteur et le directeur de la photo. Cela pourrait paraître anecdotique si à l’heure de la sortie prochaine de ces films sur les écrans, cette présentation de l’intégrale de son oeuvre – pour la première fois au monde – n’éclairait une vie entièrement vouée, comme celle de sa famille avant lui, au cinéma. Drames psychologiques, films noirs, histoires d’amour, réalistes et fantastiques, les films de Mike De Leon se dérobent à tous les cadres et, comme sortant des ténèbres (ceux de son pays), révèlent une oeuvre d’une remarquable puissance stylistique.


. Raúl Perrone, le franc-tireur d’Ituzaingó
Depuis trente ans et désormais près d’une soixantaine de films, Raúl Perrone occupe une position incontournable et pourtant à la marge du cinéma argentin. Indépendant même dans le cinéma indépendant argentin, cinéaste lié exclusivement par sa vie et son travail à sa ville natale d’Ituzaingó (Corrientes, à une heure de Buenos Aires) dont il ne s’éloigne que très brièvement, Perrone ne cherche ni les honneurs ni la publicité : il fait des films. Ceux-ci sont comme des dessins subjectifs et imprévisibles, aussi précis sur la réalité de ceux qui l’entourent qu’ouverts à d’imprévisibles élans imaginaires et dialogues libres avec d’autres films, la peinture ou la littérature...


. Un air de famille
Le cinéma, comme la littérature avant lui, est à son affaire dès qu’il s’agit de famille. Atelier des passions intimes, par les dédoublements de l’imaginaire, la famille des autres est toujours un peu la nôtre, rien que nous n’ayons in extenso vécu, rien cependant qui puisse nous être plus… familier.
Confrontation entre deux familles que tout sépare dans Parasite, poids des traditions dans Sofia, récit d’adoption chez Eastwood, réinvention de souvenirs personnels dans La Ciénaga : il y a entre les films de cette programmation des différences évidentes mais ils ont un air de parenté qui fait que toute ressemblance n’est pas fortuite. Ce programme est destiné à tous. De plus, un livret pédagogique destiné aux enseignants des collèges et lycées a été produit par le festival, car cette sélection est aussi notre invitation pour leurs élèves aux 3 Continents.


. Premiers pas vers les 3 Continents
Premiers pas vers les 3 Continents propose une sélection de films à destination des enfants à partir de 3 ans et de leur famille. Cette année des films en avant-première avec des programmes adaptés par niveau pour les élèves de maternelle et de primaire.