Le Tivoli

XXe Siècle

CARTE DU PARCOURS DE VALORISATION DU PATRIMOINE

Le bâtiment n’est pas classé au titre des monuments historiques, mais indiqué dans la ZPPAUP (Eone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager). C’est un dispositif instauré par la loi de décentralisation du 7 janvier 1983. Elle a pour objet d’assurer la protection du patri moine paysager et urbain et mettre en valeur des quartiers et sites à protéger pour des motifs d’ordre esthétique ou historique en exprimant l’ambition d’améliorer la notion de champ de visibilité (périmètre de 500 m aux abords d’un monument historique) en lu i substituant un « périmètre intelligentintelligent »

Le 12 juillet 2010, les ZPPAUP ont été remplacées par les Aires de mises en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP). Les ZPPAUP mises en place avant le 14 juillet 2010 continuent à produire leurs effets de droit.

C’est Marguerite Antoinette Lemot, fille de Barthélémy Lemot (maire de Clisson en 1851) et petite fille de François Frédéric Lemot (sculpteur) qui fit con truire le théâtre du Tivoli. Elle était l’épouse de Georges Elie Pradier, lieutenant de vaisseau (mariage célébré à Paris le 21 décembre 1881).

HISTORIQUE

En 1883, âgé de 76 ans, Ferdinand Fougnot, médecin à Clisson décède en son domicile. Il a épousé en premières noces Pauline Hubert (+ 1856) et en secondes noces Suzanne Calvet (+1867). Il n’a pas eu d’enfant. Il est propriétaire d’un terrain d’une superficie de 1 ha 31 ca 10 a qui dépendait autrefois de l’ancien couvent des Cordeliers paroisse de la Trinité.

C’est Pauline Frédérique Elisa Valentin (1840 1924)1924), fille de Frédéric Valentin et d’Elisabeth Fougnot et veuve de Ludovic , Jean Baptiste  ayau (1839 1892), qui recueille ce bien dans la

succession de son oncle maternel, Ferdinan d Fougnot.

Le 27 février 1

897, elle vend le terrain à Marguerite Antoinette Lemot pour la somme de

27 000 francs. À noter que cette dernière est la nièce, côté maternel, de Ferdinand Fougnot. Elle

est divorcée depuis peu, le Tribunal ayant prononcé la sép aration de corps avec son é poux,

Georges Elie Pradier 22 janvier 1897

Dès 1898, Marguerite

Antoinette fait édifier, à ses frais, la Villa des Cordeliers. Elle affectionne les

arts : théâtre, fêtes historiques, m usique ... Elle décide de faire construir e une salle de spectacle

su r une partie de terrain jouxtant sa vil la. E lle sollicite l’entrepreneur clissonnais Félix Renaud

pour construire l’édifice (1905). L es bâtiments appareillés en brique présentent une architec ture à

la clissonnaise . Ell e nomme cette salle de théâtre : " le Ti voli

D’anciens clissonnais se souviennent qu’elle invitait les jeunes filles à venir jouer dans son théâtre

et qu’elle offrait des robes de mariée à celles qui participaient à la concrét isation de sa passion : le

théâtre. Elle fut surnommée “ la Châtel aine de Tivoli

Le 13 avril 1925, Marguerite

Antoinette décède . Elle ne laisse aucun héritier ayant droit à une

réserve dans sa succession. Son testament olographe datant du 4 septembre 19 24 désign e son

neveu, Maur ice André Joseph LemotLemot1, baron de Cliss on, comme légataire universel Il hérite des

biens et de la fortune de Marguerite Antoinette Lemot, mis à part la propriété des Cordeliers (y

compris le théâtre) qui est légué e à un couple d ’amis de la défunte : Monsi eur et Madame

Mandrin.

Extrait du test

ament de Mme Lemot déposé chez Me Pasquier, notaire à Clisson : Je lègue à mes

excellents amis M. et Mme Mandrin ma propriété de Clisson, avec tout ce qu’elle contient moins

les capitaux qu i pourraient s’y trouver, c e don sera net et quitte de tous droits

L’état liquidatif de la succession est dressé le 23 mars 1926 par Me

s Langlois et Le Bouvier,

notaires à Clisson. Maurice André Joseph Lemot consent à la délivrance du legs fait par Mme

L emot à M. Oscar Mandrin et son épouse, née Marie Augustine Jeanne Victorine Guérin

domiciliés à Nantes.

Extrait de l’acte notarié rédigé en 1934 par Me Lecoq, notaire à Clisson “

Cet état liquidatif a été

homologué purement et simplement par le Tribunal Civil de Nantes, aux termes d’un jugement sur

1 Maurice

Fiche réalisée en partenariat avec l'association "Clisson Histoire et Patrimoine"

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