La Chapelle des Templiers

XVIIe siècle

CARTE DU PARCOURS DE VALORISATION DU PATRIMOINE CLASSÉ

Cette église, de fondation romane, date de la fin du XIIe siècle et constitue l’ultime édifice d’une des nombreuses commanderies des Templiers ou Chevaliers de l’Ordre du Temple, moines-soldats, qui se sont particulièrement distingués en Palestine. Attestée à Clisson avant 1213, cette commanderie de Mauléon, possédait de nombreux biens. Les Hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem (Ordre des Chevaliers de Malte) succédèrent aux Templiers après 1312. En 1794, la commanderie de la Madeleine du Temple fut entièrement détruite par les colonnes infernales des armées républicaines, sauf le sanctuaire des Templiers. Celui-ci a été restauré par les Compagnons du Devoir et du Tour de France dans les années 1970 et 1980. 

Cette église, de style roman, date de la fin du XIIe siècle et constitue l’ultime édifice d’une des nombreuses commanderies des Templiers ou Chevaliers de l’Ordre du Temple. Les Templiers étaient des moines-soldats dont l’ordre a été fondé en 1118 par Hugues de Payns, un noble champenois et Geoffrroy de Saint-Omer. Cet ordre militaire et religieux s’est particulièrement distingué en Palestine.

 

  • Les commanderies templières furent introduites en Bretagne en 1142. Attestée à Clisson avant 1213, cette commanderie de Mauléon, diocèse de Maillezais, puis de la Rochelle en Poitou disposait, en plus de l’église, d’un manoir, de jardins, de vignes, d’étangs, de prés, d’un four banal, d’un pressoir, d’un hôpital ou aumônerie. Ils jouissaient de droits seigneuriaux et exerçaient la haute, moyenne et basse justice. Le commandeur et ses sujets étaient exonérés de toute taxe sur le sel et n’accomplissaient pas le guet en ville. Les Hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem (Ordre des Chevaliers de Malte) succédèrent aux Templiers, après la dissolution de l’Ordre (1312) par le roi de France Philippe le Bel.

  • L’église paroissiale de la Madeleine du Temple comprend une partie ancienne, construite à la fin du XIIe siècle, époque transitoire entre l’Art Romain et l’Art Gothique.

  • Orientée vers le Sud Est, elle est composée d’une nef, d’un chœur et d’une abside, le tout voûté.

  • L’édifice présente une série de baies romanes ébrasées, à voussures, ainsi que des contreforts romans à glacis.

  • Au-dessus du pignon à double rampant de la façade romane s’élève un petit campanile à baies cintrées caractéristique des églises templières.

  • Sa façade romane, très pure, est remarquable par l’élégante harmonie de ses proportions et par sa simplicité.

  • D’après Paul de Berthou, « les gens de toute la contrée avait une grande admiration pour l’église de la Madeleine, de style si simple et si harmonieux et disaient qu’elle avait été construite par les fées que l’on voit encore. Il est à croire que ces fées sont les modillons romans à figures étranges qui décorent la corniche extérieure de l’abside. »

  • A l’intérieur de l’église romane, nous pouvons remarquer deux enfeus sous arceaux, ainsi que la présence d’une pierre tombale sculptée d’un abacus des Hospitaliers, c’est-à-dire, un fût surmonté d’une croix pattée (croix dérivée de la croix de Malte).

  • L’église primitive est précédée d’une avant-nef (XVe siècle) en grande partie détruite. Celle-ci appartenait à la paroisse de la Madeleine, tandis que des Chevaliers de l’Ordre de Malte restaient propriétaires de l’église.

  • Au-dehors et à droite de l’église demeurent les murs d’une ancienne chapelle (XVIIe siècle) dédiée à Notre-Dame-des-Victoires, plus connue sous le nom de Chapelle Sainte Marguerite et fondée par un seigneur du Pin Sauvage, dont le manoir se situait non loin de l’église. D’après Paul de Berthou : « Au XIXe siècle, cette chapelle présentait encore dans le fond un autel et dans un coin un petit hémicycle terminé par le haut en coquille, entouré de guirlandes, de fleurs et de fruits, le tout sculpté en pierre blanche. Le tout encadré par deux petits pilastres de même matière, à chapiteaux corinthien supportant un entablement. Sur la console, à tête d’ange, était une statue de Sainte Marguerite. Objet de grand respect, surtout de la part des femmes enceintes qui faisaient des neuvaines et s’y rendaient fréquemment en pèlerinage. De l’autre côté de l’autel était une niche semblable dont il ne reste que des débris ».  

  • Au XVIIIe siècle, le faubourg de la Madeleine était le centre d’une paroisse comprenant une soixantaine de feux et dont le territoire s’étendait de l’église jusqu’au faubourg de St-Gilles. Toutes les maisons qui en faisaient partie portaient une croix de Malte, sculptée au-dessus de leur entrée.
  • Le 6 avril 1789, les paroissiens de la Madeleine du Temple rédigèrent, dans l’église, un petit cahier de doléances.

  • En 1794, la commanderie fut entièrement détruite par les colonnes infernales des armées républicaines, hormis le sanctuaire des Templiers.
  • Pendant les années 1970 et 1980, les Compagnons du Devoir et du Tour de France, sont venus restaurer l’édifice. La toiture, en particulier, a été recouverte de pierres de Ponchâteau.

  • Cette église, classée Monument Historique depuis le 11 juillet 1975, faisait encore l’objet de pèlerinages au début du XXe siècle.

 

 

Fiche réalisée en partenariat avec l'association "Clisson Histoire et Patrimoine"

Pour rester informé :

La ville de Clisson vous informe régulièrement par e-mail